Influence de la réaction au stress sur les rechutes des patients atteints de sclérose en plaque…

Un article, paru sur le site canadien “Psychomédia” le 22 juin 2010, aborde l’influence des réactions au stress sur les poussées de la sclérose en plaque.
Selon une étude, menée par l’équipe de Eli Somer de l’Université de Haifa, et publiée dans la revue Multiple Sclerosis, la stress de la guerre augmente le nombre de poussées de la maladie.
L’intérêt de cette étude est avant tout de montrer que les personnes qui agissaient (élaboration d ‘un abri, constitution de provisions de nourriture et/ou de médicaments, adapter leurs horaires de rendez-vous à la situation…) ont été victimes de “moins d’exacerbations des symptômes de la maladie que celles qui se limitaient au contrôle émotionnel avec des techniques de relaxation, du support émotionnel ou la prière”.
Eli Somer résume son étude ainsi : ” Les personnes qui avaient choisi de voir la guerre comme une situation contrôlable qui requérait une action, plutôt que comme une menace incontrôlable, ont souffert de moins de poussées de la maladie”.
On a déjà écrit, notamment sur ce blog, que la motivation diminue la toxicité du stress. Cette nouvelle étude va bien dans ce sens. Au delà de la diminution du nombre de sources, il faut donc développer des moyens permettant de cultiver la motivation.

Comments (0)
Please share your thoughts regarding this blog in the comment section
Siloe
30 juin 2010Bonjour.
Je m’interroge sur la façon dont vous terminer cet article.
Je ne comprends pas comment vous passez de la conclusion de l’étude : “Les personnes qui avaient choisi de voir la guerre comme une situation contrôlable qui requérait une action, plutôt que comme une menace incontrôlable, ont souffert de moins de poussées de la maladie ») à votre phrase de conclusion “la motivation diminue la toxicité du stress. Cette nouvelle étude va bien dans ce sens”.
Pouvez-vous m’aider à faire le lien s’il vous paît ?
bien à vous
s.
Philippe Rodet
3 juillet 2010Bonjour,
Merci de votre message.
Pour moi, la motivation entraine l’action. Si un animal a faim, c’est la motivation qui va l’inciter à s’alimenter. D’ailleurs, dans ce cadre, si on bloque les récepteurs à dopamine – l’une des hormones grandement impliquées dans la motivation – l’animal se laisse mourir de faim.
Dans le cas de l’étude abordée, on compare deux types de comportements et il est montré que ceux qui sont tournés vers l’action sont plus protecteurs. La source de l’action est pour moi la motivation.
Ce que je souhaitais exprimer, c’est que la motivation qui favorise l’action, intervient de manière bénéfique sur la santé en corrigeant une partie des effets toxiques du stress.
Bien cordialement, Philippe Rodet
Le stress aggrave l’évolution de la Sclérose En Plaque mais n’influence pas la survenue de la maladie. | Stress
5 juin 2011[…] récent article avait montré l’influence du sens sur l’évolution de la maladie dans un contexte de […]